Cela fait maintenant trois mois que je l’ai lu, je n’ai pas encore trouvé le temps de vous en parler. Pourtant, il m’a accompagnée longtemps après l’avoir lu. Je n’arrivais pas à le quitter. 

4ème de couverture : 

Une fillette de quatre ans disparaît de la ferme isolée de ses parents. Après une longue battue, Nea est retrouvée nue sous un tronc d’arbre dans la forêt, assassinée. Fait troublant : la fillette se trouvait à l’endroit où, trente ans plus tôt, avait été découvert le corps sans vie de la petite Stella, une fillette du même âge qui habitait la même ferme. À l’époque, deux ado­lescentes, Marie et Helen, avaient été condamnées pour le meurtre : elles avaient avoué avant de se rétracter. Désormais mariée à un militaire autoritaire et psychopathe, Helen mène une vie recluse, non loin de la ferme, dans l’ombre des crimes passés. La belle Marie, quant à elle, est devenue une star du cinéma à Hollywood ; pour la première fois depuis la tragé­die, elle vient de revenir à Fjällbacka pour un tournage. Cette coïncidence et les similitudes entre les deux affaires sont trop importantes pour que Patrik Hedström et son équipe puissent les ignorer, mais ils sont encore loin de se douter des répercus­sions désastreuses que va avoir leur enquête sur la petite loca­lité. De son côté, Erica Falck écrit un livre sur l’affaire Stella. Une découverte la trouble : juste avant son suicide, le policier responsable de l’enquête à l’époque s’était mis à douter de la culpabilité des deux adolescentes. Pourquoi ?

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Mon avis :

Vous l’aurez remarqué, si vous me suivez depuis quelques années, j’aime beaucoup les romans de Camilla Läckberg. Je les ai tous lu (et vous pouvez retrouver mes critiques sur ce blog). J’ai dévoré chacun de ses livres (bon, sauf Cyanure, que je n’avais pas du tout aimé). J’attends toujours avec impatience la parution du prochain et je me précipite chez mon libraire dès sa sortie.

La trame est toujours la même : l’auteur nous raconte deux histoires en parallèle, l’une se déroule dans le présent et l’autre, dans un passé plus ou moins ancien. Les deux histoires se rejoignent à la fin lorsqu’on découvre qui est l’assassin. C’est ce qui fait le style si reconnaissable de l’auteure. Mais en même temps, c’est parfois un peu lassant. D’ailleurs, si j’avais aimé le précédent, je n’avais pas non plus été super emballée. Et j’ai bien peur qu’au bout d’un moment, si l’auteure ne se renouvelle pas, ça lasse ses lecteurs. 

Je me suis attachée aux personnages, c’est quand même le 10ème roman de la série ! J’avais envie de savoir ce qui allait arriver à Erika, Patrik, Anna et même à Mellberg. Mais cette fois-ci, débordée par le travail et ma vie de famille, je n’ai pas eu le temps de me précipiter chez le libraire. Heureusement, mon Conquérant m’a offert le roman pour mon anniversaire !

J’ai retrouvé avec plaisir Erika, Patrik et leurs enfants qui ont grandi, sa belle-mère, sa sœur Anna, Dan, Martin, Paula, Mellberg et son chien et tous les autres. Le lecteur commence à bien les connaître et on s’attend à ce qu’Erika n’en fasse qu’à sa tête, que Mellberg fasse des bourdes (et là, il s’est surpassé), on s’attend à sourire, rire, voire même à pleurer avec les personnages. Je me souviens de mes études de lettres et de la « psychologie des personnages ». Hé bien, à chaque roman, leur psychologie s’affine.

L’histoire, quant à elle, m’a prise aux tripes. Cette petite fille de 4 ans qui disparaît, ces deux fillettes du même âge, assassinées à 30 ans d’intervalle, alors que les deux suspectes du premier meurtres sont justement réunies… J’en ai eu les larmes aux yeux (la fameuse identification aux personnages, j’ai moi aussi une fille du même âge, fan aussi de la Reine des Neiges) donc mon cœur de maman a eu du mal à supporter la lecture de certains passages.

Et puis, l’histoire racontée en parallèle, qui se passe au XVIIème siècle est aussi très prenante. Bon, alors, par contre, le lien entre les deux histoire, qu’on découvre à la toute fin, est léger.

Enfin, ce dixième roman aborde des thèmes d’actualité qui m’ont beaucoup touchée et marquée. L’auteure évoque deux problèmes de société : la situation des réfugiés (Syriens ici) et le racisme qui en découle ainsi que les problèmes des adolescents et le harcèlement auquel ils peuvent être confrontés.

J’ai vraiment accroché cette fois-ci. J’ai hâte de lire le prochain et j’espère qu’il saura renouveler la série. 

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Et vous, vous l’avez lu ?

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La sorcière, Camilla Läckberg – Actes noirs – 695 pages

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