J’ai lu « Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie » de Virginie Grimaldi

 

Comme j’ai offert ce roman dédicacé à Mamoune samedi, je peux maintenant vous en parler.

Je suis passée chez le libraire dès que Virginie Grimaldi a annoncé la sortie de son nouveau roman sur les réseaux sociaux. J’ai dévoré les deux premiers (avec une préférence pour le deuxième, dont j’avais fait la « critique » ici) alors je suis allée réserver son troisième roman les yeux fermés.
Je n’ai pas pu aller le chercher dès sa réception puis je n’ai pas trouvé le temps de le lire… quelle frustration !

Et puis nous sommes allés chez mes beaux-parents pour le week-end de l’Ascension. Trois heures de route ! Trois heures pour me plonger dans les mots de Virginie Grimaldi.

Bon. Bichette a refusé de dormir, Petit Poisson a pleuré. On s’est arrêté , on est reparti… Je n’ai eu qu’une petite heure et demi de lecture. Assez pour découvrir les personnages, me plonger dans leur histoire et ne plus avoir envie de les lâcher.

Pendant le week-end, dès que j’avais cinq minutes, je courais me plonger dans les pages du roman. Et puis, j’ai profité des réveils nocturnes de bébé pour terminer le livre entre deux tétées.

Les romans de Virginie Grimaldi ont cet effet sur moi : une fois que je les commence, je suis comme une droguée, je dois avoir ma dose. Et quand je referme la dernière page, je sis en manque.

De quoi ça parle ? Qu’est-ce que ça raconte ?

4ème de couverture :

« Je ne t’aime plus. »

Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule. Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au jour où elle décide de reprendre sa vie en main.

Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer.

Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis.

Alors… mon avis.

Comme pour les deux premiers romans, le lecteur est embarqué dans l’histoire dès les premières lignes. L’écriture est fluide, le style est simple et agréable. Les personnages sont réalistes, Pauline et Ben pourraient être nos voisins ou nos cousins, j’ai d’ailleurs reconnu un peu de ma grand-tante Marceline dans Colombe… Les petites anecdotes du quotidien sont de celles que nous pouvons vivre. Les sentiments sont ceux que nous connaissons, comme lorsque Pauline embrasse son fils : «Ses bras s’enroulent autour de mon cou et ses lèvres font éclater un baiser sonore et mouillé sur ma joue. J’enfouis mon nez dans son cou qui sent encore le bébé et j’inspire longuement . Le plein de carburant est fait. Je peux affronter la journée. » Les lieux aussi sont réalistes : la maison de vacances du bord de mer, celle qui nous a tous fait rêver quand nous étions enfants.

J’ai aimé les querelles de famille, les secrets révélés, ceux qui font mal, ceux qui font du bien en éclatant. J’y ai reconnu mes propres problèmes familiaux parfois, l’éloignement, les non-dits, les défauts qu’on reproche aux autres sans se rendre compte qu’on devrait se regarder dans un miroir… Les personnages, avec leur lot de casseroles, sont vrais.

J’ai aimé les clins d’œil au précédent roman Tu comprendras quand tu seras plus grande (mais je ne vous en dit pas plus, à vous d’aller voir).

J’ai aimé les mots d’enfant dans lesquels j’ai reconnu les petites phrases prononcées par le fils de l’auteure et rapportées sur sa page facebook.

J’ai aimé l’histoire, même si la deuxième partie nous déchire les entrailles.

C’est le livre le plus personnel de l’auteure. Je la suis sur son blog Femme Sweet Femme depuis de nombreuses années (et je le lui ai rappelé lors de notre rencontre au salon du livre de Vannes… elle m’a d’ailleurs remerciée pour « le coup de vieux ») et elle nous livre des fragments de sa propre vie (je n’en dis pas plus, à vous de découvrir).

J’aime sa façon d’écrire, son style léger, même quand elle raconte la douleur, sa sensibilité, son ton juste, sincère, ses mots précis.

J’ai ri (par exemple quand le père de Pauline enfonce la salière dans le cul du poulet).

J’ai pleuré aussi. Comme je lisais en donnant la tétée à mon fils, il me regardais avec ses grands yeux innocents (et je chialais encore plus).

J’ai été émue. Beaucoup.

Certaines phrases m’ont énormément touchée. Comme celle-ci, qui n’est que trop vraie (et qui m’a donné envie d’offrir ce cadeau à ma propre mère) :

« Profitez-en, moi aussi j’aimerais avoir de petites histoires sans importance avec la mienne. Faites attention, un jour, les mères, ça meurt. »

J’ai relevé quelques citations, au fur et à mesure de ma lecture, que j’ai écrites sur des post-it colorés et que j’ai collés dans mon bureau, pour les relire de temps en temps :

« « Vous avez de la chance d’avoir vécu une épreuve. Vous faites maintenant partie de ceux qui savent voir l’essentiel ». Sur le coup, j’ai failli lui en faire vivre une d’épreuve, mais maintenant je vois ce qu’il veut dire. »

Et j’ai retenu que « Ce n’est pas parce que ça ne se termine pas comme vous le voulez que ça ne se termine pas bien. »

J’ai beaucoup aimé ce livre qui m’a beaucoup touchée. Il est arrivé au moment où j’en avais besoin.

Je vous le recommande (sauf si vous êtes comme mon homme qui n’aime pas ce genre de roman, là je ne peux rien faire pour vous !).

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6 commentaires

  1. Et bien dis donc, cela donne vraiment envie de le lire !!!

    Merci de ce beau texte, j’adooore aussi te lire, c’est si vivant, si imagé, si dans la sensation, j’y suis…MERCI

  2. Je suis complètement de votre avis, ce livre est un concentré d’émotions , un beau moment de lecture. Mais attention quand on le commence, il est difficile de s’en éloigner!

  3. Bonjour,
    Merci pour cette belle critique qui va, une fois de plus, dans le sens de celles que j’ai déjà lues (sur d’autres blogs) pour ce livre.
    J’ai été particulièrement sensible à vos citations (en fin de billet) ayant vécu, l’été dernier, le décès de mon troisième enfant (une fille âgée de 8 ans). Je ne sais pas si c’est une chance… mais la vie a une autre saveur depuis, c’est certain. J’ai appris il y trois jours que Maman devra passer des examens médicaux suite à un kyste apparu peu après le décès de ma fille… mais elle n’a rien fait depuis… Et la phrase « Ce n’est pas parce que ça ne se termine pas comme vous le voulez que ça ne se termine pas bien. » résonne tout particulièrement en moi. Trois mois après le décès de ma fille, les médecins vus lors de sa courte hospitalisation (5 jours) nous ont appris qu’il y avait eu une erreur de diagnostic… Sa maladie (cérébellite fulminante) était visible sur l’IRM cérébrale mais n’a pas été vue. L’administration de corticoïdes aurait pu la sauver, peut-être… ou pas…, la laisser lourdement handicapée… ou pas. Impossible de savoir et de revenir en arrière…
    Bon dimanche !

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