L’annonce de la grossesse #2 les collègues

Quand annoncer une grossesse à son employeur? Et à ses collègues? On dit qu’il faut généralement attendre la fin du premier trimestre et la déclaration officielle, pour connaître les dates du congé maternité. En fait, ça dépend de pas mal de choses… de la relation qu’on a avec son employeur, de la stabilité de son emploi, etc.

Pour ma première grossesse, je l’avais annoncé à mon chef d’établissement avant la fin du premier trimestre. Je n’avais pas eu vraiment le choix, il souhaitait que j’accompagne une sortie scolaire. A 5 mois et demi de grossesse, faire du vélo avec les élèves me semblait un peu difficile… Je l’avais donc aussi annoncé à mon autre chef d’établissement. J’avais attendu plus longtemps pour l’annoncer à mes collègues. Je voulais le faire au compte-gouttes… Et puis j’ai été arrêtée pour ma sciatique  de grossesse qui m’empêchait de marcher, quinze jours avant les vacances de février. J’ai été absente un mois en tout. Alors quand je suis revenue, j’étais dans le deuxième trimestre et ça commençait à se voir… je n’ai pas pu le cacher longtemps!

Cette fois-ci, mon deuxième trimestre de grossesse, celui où on annonce généralement la grossesse, commençait avec la rentrée. J’ai donc passé mon premier trimestre (celui où on est fatiguée de ne rien faire, où on se transforme en marmotte croisée avec un paresseux) loin du collège et de mes collègues. Je m’étais dit qu’ainsi, je pourrais garder mon secret pour moi le plus longtemps possible. C’était sans compter les spectacles et fêtes que propose ma ville chaque été. J’y ai rencontré plusieurs collègues. Les hommes n’ont rien remarqué mais mes deux collègues femmes ont tout de suite remarqué un changement. La première a senti une différence sans savoir la nommer. Jusqu’à ce que je commande un jus de fruit à la buvette alors que tous prenaient une bière! La deuxième collègue a immédiatement remarqué un changement physique : « Oh, toi tu as pris des seins… », m’a-t-elle lancé avec un petit clin d’œil. Elle était tellement contente pour moi que j’ai confirmé ses soupçons…

Le jour de la pré-rentrée, j’ai demandé à rencontrer le chef d’établissement pour le lui annoncer en premier. Il a été surpris (il pensait que je souhaitais le rencontrer suite à ma reprise après mon burn-out) et sincèrement heureux pour moi. Après cette période difficile de ma vie, ce nouveau bonheur à venir faisait plaisir, m’a-t-il dit. Que je profite de cette grossesse et que je ne m’inquiète pas si dois être arrêtée avant le congé maternité… Il m’a bien cernée!

Je ne souhaitais pas l’annoncer publiquement, à tout le monde. Juste aux collègues avec qui je m’entends bien ou avec qui j’avais des projets en cours, pour pouvoir s’organiser. De toute façon, ça se verrait assez rapidement!

Lors de la réunion par matières, j’ai dû l’annoncer à mes collègues de français. Nous préparions le planning annuel et je ne pouvais pas m’engager pour certains projets, elles ont trouvé ça étonnant car, d’ordinaire, j’étais toujours partante. Je leur ai dit qu’à partir du deuxième trimestre, je ne serais plus là. Elles étaient toutes ravies pour moi.

Certains collègues ont appris ma grossesse assez tardivement, parce que mon gros ventre commençait à poindre ou au détour d’une conversation (mon absence pour certains projets) ou encore lorsque j’ai été arrêtée et remplacée (à 5 mois et demi de grossesse).

*

Quand certains collègues ont su que j’étais enceinte, ils ont essayé de m’évincer d’une sortie scolaire que j’avais préparée. Sous prétexte que je serais trop enceinte au moment de la sortie scolaire, ils m’ont « virée » de la liste des accompagnateurs. ME demander mon avis? Pour quoi faire? Une femme enceinte est-elle encore capable de réfléchir? Ou a-t-elle perdu tous ses neurones en concevant un enfant?

*

Depuis mon arrêt de travail, je passe parfois au collège. Au début, pour voir ma remplaçante, puis pour récupérer quelques affaires… je suis aussi passée pour le pot de départ d’un collègue et pour le repas de fin d’année.

Je n’étais pas très en forme, petite tension, contractions, sciatique… une pub ambulante pour la contraception! J’ai croisé un collègue qui me parlait de son implication dans le projet EPI, de toutes les réunions que la réforme du collège impliquait, de tout le travail supplémentaire… pour conclure que lui aussi se « mettrait » bien en arrêt de travail, pour pouvoir se reposer un peu. Moi qui avais espéré « tenir » jusqu’au congé maternité, qui étais déçue de ne pas travailler jusqu’au bout… j’étais ravie d’entendre ça!

*

Maintenant, je suis en congé maternité. J’attends tranquillement l’arrivée de ce bébé. Je ne passe plus au collège, mais je croise parfois quelques collègues à l’école de Bichette, qui prennent de mes nouvelles. Et je ne suis pas pressée de retrouver l’ambiance du travail!

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4 commentaires

  1. Comme je te comprends …et avoir un enfant nous fait tellement relativiser qu’on a envie de se concentrer uniquement sur les choses essentielles et s’éloigner du reste… profites de ce temps rien que pour toi et apprécie ton bonheur 🙂

  2. Ah les gens qui « se mettent en arrêt » eux-mêmes… je comprends pas, moi c’est mon médecin qui m’arrête !
    Dans l’ensemble tu as eu plutôt des réactions positives heureusement 🙂

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