Du prof d’EPS misogyne bouffé au déjeuner

Le midi, j’emmène mon déjeuner et je mange avec quelques collègues, féminines pour la plupart (les hommes préférant la cantine), en salle des profs.

Lundi dernier, entouré de huit femmes, déjeunait un mâle plein de testostérone, un collègue prof d’EPS.

Petit Spirou Prof de Gym

Il regarde dans les assiettes des unes et des autres, critique les plats choisis, fait une petite leçon de « pas trop gras, pas trop salé, pas trop sucré »… Bonne ambiance du jour, bonjour.

Nous prêtons peu d’intérêt à ses remarques et continuons nos conversations qui dévient sur le sport. Malheur… Il en profite pour intervenir dans la discussion car il cherche des volontaires pour courir avec les élèves lors du cross. Une de mes collègues me demande si j’ai envie d’enfiler ma tenue de running dans le cadre du travail. Je ne le sens pas trop, j’en suis encore au fractionné. La conversation avance et nous voilà parties à parler de poids. Ma collègue me dit de ne pas m’inquiéter, qu’elle a encore des kilos à perdre de sa dernière grossesse.

– Mais il a quel âge, ton fils ? lui lance le prof d’EPS.

– Il aura trois ans à la fin de l’année.

– Quoi ? Trois ans et tu n’as pas encore perdu tes kilos de grossesse ? s’étrangle-t-il.

Ni une ni deux, avant qu’elle n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche, je lui réponds :

– Pas d’utérus, pas d’avis.

Ca le calme direct.

Plus tard, ma collègue me remercie d’être intervenue et me confie qu’aucune femme ne peut voir ce prof misogyne et obsédé par le corps et le sport. Il en est à dire à des gamines de 13 ans qu’elles doivent faire attention à leur ligne. Avec mes 15 kilos de trop, bien accrochés depuis la naissance de ma fille oui, il y a deux ans), je me suis fait un plaisir de lui voler dans les plumes, à ce coq.

*

Mardi, ce même collègue reste à nouveau à déjeuner. Il ouvre son sac isotherme et en sort un plat pas du tout diététique. Une de mes collègues, présente la veille, lui rappelle gentiment ses bons principes pas trop gras, pas trop sucré….

Calmé direct.

*

Jeudi, même équipe féminine au déjeuner. Etonnamment, il est resté quasiment muet tout le repas.

*

Moralité : à chercher la merde, on risque de s’en prendre plein la tronche !

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16 commentaires

  1. Chuis pas trop pour le « pas d’utérus, pas d’avis », le Chti a pas d’utérus mais il m’a été un précieux soutien lors de la grossesse, de l’accouchement, et depuis la naissance. Et déteste ceux qui rejette mon avis car je n’ai pas de couilles.
    En revanche ce mec est un gros con (et une nuisance auprès des adoes malheureusement), je voterai plutôt pour « pas de cervelle, pas d’avis » 🙂

    1. « L’utérus » est sorti tout seul (si je peux dire). Il est misogyne et cette image l’a plus frappé que la « cervelle ». Je suis d’accord avec toi car mon Conquérant a été et est toujours un merveilleux compagnon et père. Mais la perte de poids post grossesse est particulière et difficilement compréhensible si on ne le vit pas. Or, il ne le vivra jamais.

      1. Je pense que même entre utérus, on peut ne pas tout à fait comprendre. Par exemple je me demande si n’importe quel personne, qu’importe son sexe, qui a du mal à perdre du poids ne peut pas comprendre ?

        Je me pose la question vu que dans mon cas j’ai pris très peu de poids lors de la grossesse (avec le recul on comprends mieux pourquoi) et dès mon retour à la maison 8 jours après j’étais à mon poids avant grossesse, avec même 2kg de moins.

        Après j’ai été la première surprise car j’ai jamais réussi de ma vie à perdre du poids. Mais je saurais pas dire si perdre du poids pris hors contexte grossesse et dans ce contexte est différent.
        (et si niveau poids j’ai perdu, par contre 7 mois après j’ai une super bouée autour du ventre vu que mes abdos sont partis avec Lucie sur la table d’opération, je ne peux plus rentrer le ventre…)

  2. Super !! Cette réplique je la garde aussi sous le coude au cas où ! Je suis pareil, je n’ai pas réussi à perdre tous mes kilo de grosses mais pour moi je crois que cela est fichue ma dernière va avoir 14 ans dans quelques jours et vu ce que j’ai à perdre…(je crois même en avoir repris en plus 😦 ) mais bon cette année j’ai décidé de me remettre au sport tout doucement (un peu grâce à toi et ton blog en fait), je me suis remise à la marche et en ce moment j’essaie de caler un soir piscine….

  3. J’ai beaucoup ri à la replique! Effectivement il ne saura jamais ce que c’est de se trimballer des kilos de grossesse résistant donc sur ce sujet il n’a pas le droit de s’exprimer en tant que donneur de leçon

  4. plus tu vas t’attacher à perdre ses kilos plus ils vont s’accrocher, alors, je te conseille de « LÂCHER prise, penser autrement, valoriser son repas qui amène de bonnes vitamines et tout ce qui est bon pour toi,déjà ça c’est une bonne méthode pour déculpabiliser. Je te comprends j’ai vécu la même histoire. C’est mentalement un long travail avant d’y arriver, mais j’ai compris cela, tout en faisant attention au « pas trop gras, je mange raisonnablement et selon ma faim, c’est le plus important, je sais arrêter au bon moment, c’est le plus, plus, qui fait que les kilos restent, ne pas se priver car le corps enregistre et c’est fichu!
    bon courage et gris bisous
    Maman

  5. j’adore ! Cassé dans l’oeuf l’hyper protéiné ! Ce prof c’est ce que j’appelle un vrai charolais ! 100% muscle et 0% de matière grise 😀

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