Le Gardien de phare de Camilla Läckberg

Comme vous le savez, j’aime beaucoup les romans de Camilla Läckberg (je vous en parle régulièrement sur ce blog). La fin du sixième opus, La Sirène, m’avait laissée sans voix, tremblante d’impatience de lire la suite. Aussi, j’avais hâte de découvrir ce septième volet des aventures  de l’inspecteur Patrik Hedström et son épouse Erica Falck. Alors, dès le premier jour de la sortie du roman, début juin, j’ai couru (enfin, marché, dans mon état de grossesse avancée, je ne pouvais pas faire autrement) acheter ce dernier tome.

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Une fois rentrée chez moi, je me suis jetée sur le canapé (avec la délicatesse d’une baleine qui s’échoue) et ai commencé à lire ce roman tant attendu.

Rapidement, j’ai dû arrêter. Non pas que le livre ait été mauvais. Bien au contraire. Mais un avertissement aurait été nécessaire : Ne pas lire si vous êtes enceinte et sur le point d’accoucher! 

A la fin de la Sirène, Erika et sa sœur Anna, toutes deux enceintes, ont un terrible accident. Au début du Gardien de phare, on en découvre les conséquences dramatiques.

J’ai donc attendu quelques jours avant de reprendre la lecture.

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Dans ce dernier opus (pour le moment), l’inspecteur de police Patrick Hedström vient tout juste de reprendre son travail après un long congé de maladie, suite à l’accident de sa femme et à la naissance prématurée de leurs jumeaux, qu’il doit enquêter sur l’assassinat de Mats Sverin, directeur financier du conseil local.
La victime, abattue d’une balle dans son propre appartement,  semble être un homme sans histoires. Ancien bénévole d’une association d’aide aux femmes battues, il était aimé de tous. Mais rapidement, on se rend compte que personne ne le connaissait réellement. On découvre que cet homme apparemment sans histoire, rentré récemment dans sa ville natale de Fjällbacka, cachait de nombreux secrets.
Comme dans les précédents romans, Camilla Läckberg ajoute parallèlement d’autres personnages, avec leurs propres zones d’ombres, leurs propres secrets. L’auteur nous fait naviguer entre ces histoires et, peu à peu, crée des liens entre elles, semant le doute, entraînant le lecteur sur des fausses pistes.
Le personnage d’Annie, par exemple, est mystérieux. Petite amie d’enfance de Mats, elle est de retour sur ​​l’île de Gråskär face à Fjällbacka. Son retour est-il un hasard? L’île est-elle réellement hantée?
Qui est Madeleine, cette femme fuyant un mari violent? Quel est son lien avec les autres personnages?
Comme à son habitude, Camilla Läckberg crée un « roman parallèle », qui se passe à une autre époque, dans un passé plus ou moins lointain mais qui a un rapport avec le présent. Cette fois-ci, c’est l’histoire d’Emelie, l’épouse du gardien de phare de l’île de Gråskär, que nous suivons.
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Mon avis :
Ce que j’aime dans les romans de Camilla Läckberg, c’est qu’elle mêle enquête policière et vie quotidienne des personnages auxquels on s’attache (d’où ma difficulté à entrer dans le récit : j’ai été très émue par le sort d’Anna) et qu’on n’a pas envie de quitter (même Bertil Melberg).
J’aime aussi naviguer entre le présent et le passé : le récit enchâssé rejoint le récit principal et les événements du passé viennent expliquer le présent. Mais là, c’est un peu raté, selon moi. La fin m’a déçue, c’était un peu rapide et je n’ai pas vraiment compris le lien entre le meurtre de Mats Sverin et le triste destin d’Emelie.
J’ai aimé ce roman, même si ce n’est pas le meilleur de la série. Et j’ai hâte de retourner à Fjällbacka  pour suivre les nouvelles aventures des habitants de cette petite ville nordique.
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Mon conseil :
A lire, à découvrir, même si vous n’avez pas lu les autre tomes.
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Et vous, Camilla Läckberg, vous connaissez, vous avez envie de découvrir?

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