Coup de gueule·Etre prof·Je ne m'énerve pas j'explique·Personnellement moi-même je pense que je...

Etre prof #8 : Les missions du professeur

J’avais dit que je ne parlerais pas de politique sur ce blog. D’accord, je ne l’avais pas dit, c’était implicite. Mais là, je ne peux plus me taire.

Depuis quelques jours, Vincent Peillon a décidé de qu’en tant que Ministre de l’Éducation Nationale, il devait mettre son grain de sel (ou de sable) dans le débat sur le mariage homosexuel… à l’école, en rappelant à l’ordre l’Enseignement Catholique.

La cause de sa colère?

La lettre qu’Eric de Labarre, secrétaire général de l’enseignement catholique, a envoyée le 12 décembre 2012 aux chefs d’établissements à propos du mariage pour tous. Je l’ai lue, cette lettre. Je n’y reviendrai pas.

Mais depuis, j’en entends des conneries. A la télé, à la radio… je bondis, je bous, je m’énerve (et c’est mauvais pour ma santé!). Comme mon blog est mon exutoire, vous imaginez que je ne peux pas ne pas vous en parler!

Je crois que Monsieur le Ministre a de nouveau creusé un fossé (qui s’était presque rebouché) entre Privé et Public (Allez, on ne sait pas quoi faire, et si on rouvrait les anciennes blessures?). Bon, il a essayé de se rattraper en disant « il n’y aura pas de guerre scolaire » mais c’est trop tard, le mal est fait. Et hop, on ressort le vieux clivage privé/public, on oublie que les enseignants font le même métier, qu’ils passent le même concours, qu’ils suivent les mêmes programmes.

Mais bien pire que de relancer ce vieux débat (bien moisi), il montre sa méconnaissance de notre métier. Et c’est ça qui m’énerve! Bon, il n’est pas le seul, de nombreux politiques sortent des boulettes plus grosses qu’eux. Mais c’est lui qui a commencé! 😉

Vincent Peillon a dit : « Il y a un principe qui est assez simple dans notre école, sur des sujets qui intéressent les adultes, c’est la neutralité de l’école. » L’école est neutre! L’enseignement est neutre! La lettre du secrétaire général de l’enseignement catholique était destinée aux chefs d’établissements. Ils l’ont affichée dans la salle des profs, chacun était libre de la lire ou de passer devant sans la voir. Mais en aucun cas elle demande aux profs de bourrer le crâne des élèves. Ils ont la tête déjà bien remplie avec toutes les notions qu’on leur demande de retenir!

Il aurait pu en rester là. Mais non, il n’a pas pu s’empêcher d’ajouter qu’il ne faut « pas importer dans l’école des débats qui doivent avoir lieu dans la société ». Mais Monsieur le Ministre, l’école est un miroir de la société. A chaque élection présidentielle, française ou américaine, à chaque débat ou affaire (en ce moment tous les élèves connaissent Depardieu), les élèves en parlent. C’est normal. Ils ont envie et même besoin de s’exprimer. Et le lieu où on leur permet cela, c’est celui où ils passent le plus de temps : l’école. Et comme on forme de futurs citoyens, c’est normal que tous les sujets les intéressent (sauf, malheureusement parfois, ceux des programmes)! 🙂

Les élèves de sixième (que je ne vois qu’une heure par semaine pour le soutien) m’en ont parlé, mes étudiants de BTS2 ont demandé s’ils pouvaient faire un débat sur le sujet. Mes élèves de CAP m’ont même demandé mon avis. Que faire, les ignorer? Leur répondre que ce n’est pas à l’école de leur en parler? Mais bien sûr que si, c’est à l’école de leur permettre d’en parler! Former les futurs citoyens, c’est une des missions du professeur.

Mais il ne faut pas leur en parler n’importe comment! La première mission du professeur est d’ « Agir en fonctionnaire de l’État et de façon éthique et responsable ». A chacun de prendre ses responsabilités.

En français, c’est bien plus facile d’aborder tous les thèmes : nous avons les outils.

En deuxième année de BTS, comme nous travaillions l’écriture personnelle, j’ai demandé aux étudiants de noter trois arguments pour, trois contre le mariage pour tous. Ensuite, nous avons fait la liste de leurs arguments, nous les avons classés et nous avons rédigé une argumentation. Intro, première partie, deuxième partie, conclusion.

Je n’ai pas donné mon point de vue. Je n’ai pas demandé celui des élèves. Nous sommes restés neutres. Chacun a apporté une partie de sa réflexion pour faire avancer l’argumentation. Je me fiche de leur avis. Tout ce que je veux, c’est qu’ils soient capables d’exprimer leur point de vue de façon réfléchie.

En sixième, c’est beaucoup plus difficile. Les paroles des élèves sont bien souvent celles des parents. En CAP, au contraire, les élèves ont des idées bien arrêtés et bien plus que faire avancer le débat, il faut essayer de casser les préjugés. Mais cela n’empêche pas de laisser ces élèves, quel que soit leur âge, s’exprimer et s’écouter. Pas de débat. On commence par les informer, tout simplement. Définition et étymologie des mots « mariage », « homosexuel », « homophobie », etc. Ensuite, si les élèves s’enflamment, il faut canaliser le débat et veiller à ce qu’il ne déborde pas.

La sixième mission du professeur est de « Prendre en compte la diversité des élèves ». Bien sûr, certains sont homosexuels, d’autres se posent des questions sur leur sexualité ou celle de leurs camarades. C’est normal, c’est l’adolescence.

Le Ministre, dans une lettre adressée aux recteurs d’académie, a écrit : « N’oublions jamais que nous avons affaire à des adolescents et que les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres ». Il a ajouté : « Il vous appartient en effet de veiller à ce que les débats qui traversent la société française ne se traduisent pas, dans les écoles et les établissements, par des phénomènes de rejet et de stigmatisation homophobes ».

Parler de l’homosexualité n’est pas une initiative dangereuse. Vincent Peillon pense que ne pas en parler protègerait les élèves. Non, ce n’est pas les protéger. Parce qu’entre eux, ils sont violents. Ils se stigmatisent à cause d’une apparence, d’une façon de s’exprimer, de bouger. Débattre voire même juste en parler, dire les mots, tout simplement, permet parfois de crever un abcès. De faire qu’un élève se sente mieux, soulagé.

Parler, ce n’est pas les influencer. Mais nous devons être là pour les soutenir, les aider, les guider. Ils doivent pouvoir avoir confiance en nous.

Ma principale mission, c’est de faire en sorte que les élèves se sentent bien dans ma classe et à l’école. S’ils ont besoin de parler, je suis là pour les écouter. Peu importe ce qu’en dit le Ministre, peu importe ce qu’en dit le secrétaire général de l’enseignement catholique, peu importe que j’enseigne dans le privé ou le public. Je suis enseignante, je suis humaine. Qu’ils débattent en haut lieu, moi, je me préoccupe des élèves.

Être prof, c’est parfois ne pas écouter les ronds-de-cuir pour penser au bien être des élèves.

Etre prof - Tableau noir - Kiara

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48 réflexions au sujet de « Etre prof #8 : Les missions du professeur »

  1. coucou, entièrement d’accord avec toi, et pour ne pas que les débats de la société entre à l’école, il compte faire comment ce ministre, interdire aux élèves de regarder la tv ou d’aller sur internet ??? car c’est bien là qu’ils ont les premières infos et je trouve que tu fais super bien justement de les écouter et de leur permettre de s’exprimer sans influencer ou donner le propre avis, çà peut parfois dédramatiser bien des choses, gros bisous et courage, c’est pas simple le métier de professeur

    1. Non, ce n’est pas simple. Surtout quand on voit comment les ministres qui se succèdent nous considèrent!
      Les débats de société font partie de l’école, sinon, comme tu le dis, il faudrait enfermer les enfants dans une bulle!
      Il faut écouter les enfants car tous n’ont pas la chance d’avoir des parents ouverts.
      Merci pour ton commentaire.

  2. Oh comme cela m’a fait du bien de lire ton billet ! Savoir que tu penses avant tout à former des futurs adultes responsables …BRAVO ! Bonne soirée bises

  3. Le problème étant malheureusement que tous les profs n’ont pas la même intelligence que toi et ne sont pas capables de garder leur neutralité. Surtout dans des écoles où la religion est une matière enseignée à part entière.

    1. Je travaille dans des écoles où la religion est une « matière ». Et je l' »enseigne », cette « matière ». En fait, ce n’est pas une matière. Et je ne saurais pas comment l’enseigner, je ne suis pas théologienne. J’avais accepté de m’occuper de la « culture religieuse » dans une classe de sixième il y a quelques années (j’avais besoin d’heures sup) et je n’ai pas regretté. J’avais deux élèves musulmans et une bouddhiste dans ma classe. Ça nous permettait de supers échanges. En sixième, on voyait la naissance des religions et leur représentations artistiques. J’ai appris plein de choses en préparant mes ateliers (ce n’était pas un cours!).
      J’ai accepté de le faire cette année aussi, en cinquième. Dans ce collège, c’est encore différent. C’est de la « culture humaniste ». En fait, on se base sur le calendrier chrétien (et notamment les fêtes). On commence par expliquer d’où elles viennent et ensuite, c’est de la philosophie. Heureusement, sinon je n’aurais pas accepté. Je ne suis pas croyante, je me vois mal parler religion avec les élèves. D’ailleurs, on a une musulmane dans la classe. Quand elle me pose des questions sur la religion catholique, j’ai parfois du mal à répondre. Elle est super curieuse!
      Enfin, tout ça pour dire que je ne pourrais pas travailler dans l’enseignement catholique si celui-ci était extrémiste. On a la chance dans l’Ouest de la France d’avoir une « Église » très ouverte. C’est pas le cas partout!
      Quand on a reçu la lettre d’Éric de Labarre, le directeur l’a posée sur la table de la salle de pause, en nous demandant de la lire (pour info), mais d’en faire ce qu’on voulait. Ça nous a bien fait rire : on a un collègue homo qui milite pour l’égalité des droits (mais pas pour le « mariage », il voudrait un autre mot, il trouve que c’est trop connoté religion. Ça nous fait beaucoup rire, pour un prof de l’enseignement catho!)
      Lors de la rentrée, le directeur nous a demandé de ne pas lancer le débat en classe, ce n’est pas le lieu. Mais bien sûr, si les élèves nous posent des questions, il ne faut pas les éviter et rester bien neutre pour ne pas froisser toutes les convictions. On marche un peu sur des œufs avec certains parents qui sont bien plus extrémistes que nous (et qui viennent se plaindre).
      Dans mon autre établissement, j’avais déjà mis les pieds dans le plat avant les vacances avec les BTS. Mais ce sont les étudiants qui avaient demandé à en débattre. Et on a fait un super boulot d’argumentation.
      J’ai travaillé dans le privé (catholique et non catholique) et dans le public. Comme tu dis, certains ne sont pas foutus de garder leur neutralité. Lors d’une élection (la présidentielle de 2007), je me souviens d’un collègue de lycée public où j’étais en stage qui avait « appelé » (implicitement) à manifester pour l’extrême gauche. Et un autre qui était d’extrême droite… Ça chauffait en salle des profs!
      Quand on voit que certains parents ont beaucoup de préjugés, les profs devraient être là pour les écouter.
      Enfin, il y a des cons partout!
      PS : désolée pour ma réponse trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès longue!

      1. Quand je parlais de religion en tant que matière, je pensais plutôt aux cours de catéchisme dispensés dans certaines écoles.
        Et merci d’avoir pris le temps de répondre 😉

        1. De rien (j’ai pô envie de travailler là… mon cours est ouvert et je suis sur le net…).
          Oui, je suis bien d’accord, dans certaines écoles ça me hérisse les poils qu’on « endoctrine » les gamins (ça vaut pour toutes les religions et aussi pour la politique).
          Et quand j’entends à la radio que dans un lycée de je ne sais plus où l’association des parents d’élèves a envoyé une lettre aux parents (avec le bulletin de notes) appelant à manifester contre le mariage gay, ça me révolte! Déjà que ce n’est pas le rôle de l’école, c’est encore moins celui des parents d’élèves. Je comprends les lycéens qui s’exprimaient et trouvaient ça inadmissible qu’on leur dicte leur conduite!
          Et forcément, ça désert les écoles catholiques, ça désert l’éducation nationale et moi, ça m’énerve (je crois que je n’avais pas fait autant de poussées de tension depuis un moment).

          1. C’est pour cette raison que j’ai écrit sur le sujet, parce que j’en ai marre.de râler toute seule derrière la tv^^ comme ça c’est sorti, ça va mieux !

          2. C’est pour ça que ni la télé ni la radio ne seront allumées aujourd’hui!
            Ça m’avait fait du bien d’écrire cet article. Ça soulage.

    1. Merci Poucinette. Je ne sais pas si je suis une bonne prof mais je suis une adulte responsable (enfin, j’essaie de l’être).

    1. Merci Mère Lacunaire. J’ai choisi ce métier par conviction. Je ne vais pas les lâcher sur des sujets si importants.

  4. Tout cela est bien dit: les profs ne sont pas des moutons incapables du moindre jugement personnel et qui suivraient aveuglément les directives de leurs ministres, ministres qui bien entendu comme d’habitude n’ont aucune idée de ce dont ils parlent, mais ça c’est pas nouveau et ça vaut pour tellement de ministres… Et surtout les profs sont au service des élèves et non d’un gouvernement.
    Je vois que tu reprends l’année en pleine forme: meilleurs voeux!

    1. Merci. Meilleurs vœux la Ségaline!
      Hé oui, je reprends aussi révoltée qu’avant. 2013 ne me changera pas : quand quelque chose m’énerve, je le dis. J’ai travaillé dans le privé et le public, je ne me suis jamais tue. Et on ne me fera pas taire.
      Bon dimanche.

  5. Je suis tout à fait d’accord avec toi, à partir du moment où tu restes neutre, il est nécessaire de parler et d’échanger avec tes futurs adultes des actualités. Ils n’ont pas tous un adulte avec qui parler et communiquer sur ces sujets-là. Bravo !

    1. Il ne faut pas anticiper le débat et leur parler avant qu’ils ne le demandent. Certains élèves viennent nous voir et sont demandeurs parce que chez eux, on ne parle pas de ça. Mais il faut rester neutre et ce n’est pas toujours facile! Lors de la dernière présidentielle, certains élèves de première m’avaient demandé de faire un débat en français (on voyait l’argumentation) sur la peine de mort. C’était dur à supporter d’entendre les idées de leurs parents, des avis hyper tranchés, sans aucune réflexion derrière. Je ne sais même pas si ça les a touchés, s’ils ont pu se forger leur propre avis. Cette année ils ont 18 ans, j’espère qu’ils réfléchiront par eux-mêmes avant de voter.
      Merci pour ton commentaire.

  6. BRAVO ! Je l’écris en gros car je suis d’accord avec tout ce que tu as dit ! J’en arrive à vouloir déménager pour aller dans l’académie où tu es pour que mon fils puisse t’avoir comme prof ! ;D
    C’est grâce à des profs comme toi que des enfants, des ado de maintenant sauront plus tard penser par eux-même et pourquoi pas devenir des politiciens humains et non avides de pouvoir !

    1. Ah oui, déménage dans mon académie, ce serait super sympa! 🙂
      Les politiciens savent bien manipuler les jeunes, on le voit avec tous les partis (PS UMP FN) qui ont des mouvements pour les jeunes. Ca m’inquiète car je trouve qu’ils manquent de réflexion, ils sont immatures et très influençables. J’espère qu’ils retiennent ce qu’on voit en français et histoire et qu’ils sauront argumenter.
      Gros bisous Cécile.

  7. Salut Kiara,
    Un petit coucou car je trouve que ton blog croque la vie à pleine dents grâce à ses billets d’humeur qui je dois dire m’ont séduite. C’est avec beaucoup de déléctation que je suis, jour après jour, ces petits instants du quotidien qui nous ressemble tous et que tu racontes avec tant de brio par ta plume si élégante et drôle.

    Moi, je t’écris pour tout autre chose: voilà, j’ai 30 ans et je perds mes cheveux. Je suis une femme et je dois dire que ce qui m’arrive me dérange. Cela fait plusieurs années que ça dure mais là, le phénomène s’accentue… Je me sens touché dans ma féniminité et je sens que déjà le temps me rattrape malgré mon jeune âge. Une fois, alors que je dejeunais dans un restaurant chinois, j’ai croisé un de mes ex. J’ai bien vu qu’il me regardait curieusement. On a échangé un peu mais j’ai senti son regard se poser sur mon crane et ça m’a génée. Je suis allée quelque temps après aux toilettes pour pleurer et des cheveux sont tombés sur le sol…
    Aujourd’hui, je me demande si je dois porter une perruque. Le regard des gens me trouble et moi, je n’aime plus du tout l’image que je leur renvoie.
    Je voulais te demander conseils Kiara pour connaître ton point de vue là-dessus. Je m’appelle Sophie V et je sais que ton avis m’éclairera sur ma situation !
    Perds-tu toi aussi tes cheveux ? Je me sens fragile aussi en ce moment car j’ai perdu deux chats (Galipon et Mistigri). Oui, ils étaient obèses mais je les aimais. Oui, parfois leurs ventres touchaient le sol quand ils marchaient mais ce n’était qu’un détail.. Parfois l’un deux perdait beaucoup ses poils au milieu du salon… Et l’autre arrivait à allumer la télé en s’asseyant sur la télécommande. Ah ils me manquent ces deux sacripants !
    J’attends ta réponse…
    A bienôt Kiara !

    1. Euhhhhhhhh sinon le rapport avec le sujet d’origine ? je cherche, j’ai beau faire fonctionner mes méninges au maximum mais là c’est le tour noir …. c’est un peu comme ouvrir une écoutille dans un sous marin …

      1. Effectivement, ce commentaire n’avait aucun rapport avec le sujet de l’article! Tu sais, parfois les gens ont besoin de parler alors peu importe l’article.
        Par contre, ta comparaison… t’es allé la chercher loin!

    2. Chère Sophie,

      je vais répondre à ton long commentaire au fur et à mesure.
      D’abord, merci pour cette introduction qui fait très plaisir.
      Ensuite, moi aussi je vais avoir trente ans… mais pas de problèmes de cheveux. Il existe des « cliniques du cheveu ». Sinon, je peux te conseiller d’aller faire un tour sur le blog de Mamoune : elle a peu parlé de son cancer et de la perte de ses cheveux mais quand elle a eu une perruque, elle a retrouvé le plaisir de se coiffer et de se sentir féminine. Tu peux aussi aller sur le blog d’Isa : sa fille de onze ans n’a plus de cheveux. Ils sont tombés, sans explication. Elle l’a accepté et fait de sa différence une force. Elle se coiffe avec de jolis bandanas.
      Quant aux chats… les miens ne sont pas obèses, et on s’efforce de peser leur nourriture pour qu’ils ne le deviennent pas. On tient à eux et nous souhaitons qu’ils vivent longtemps et en forme!

      Bon courage,

      Kiara

  8. @Sophie V : Comme je comprends ton désarroi, mon chat et moi perdions nos poils de cul il y a quelques années et c’était très handicapant dans nos relations aux autres.
    Et puis un jour, un gourou m’a sauvé.

    1. Pas drôle et vulgaire…
      Merci en plus de te moquer de mes problemes.
      Ca se voit bien que t’as pas perdu tes cheveux tôt toi et que tu n’as jamais eu le coeur assez grand pour y accueillir de l’amour pour des chats obeses.

      1. Ici on tourne beaucoup la vie en dérision, c’est le principe de ce blog.
        C’est maladroit mais je pense que Moo a voulu faire de l’humour!

    1. Oh mon Dieu, le dernier lien! Pauvres animaux!
      J’imagine mes chats avec ce genre de coiffure!
      Bouge pas, je vais chercher les pavés…

    1. Je l’avais vu… mais je m’étais dit qu’en ne mettant pas de commentaire et en faisant comme si je n’avais pas lu votre blog, je passerais inaperçue… C’est raté?
      Bon, je vais m’y coller alors!

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