Ne pas se sentir intégré

Demain soir, ce sont les vacances de la Toussaint. L’heure d’un premier bilan après huit semaines de cours.

Je ne ferai pas celui des élèves (je l’ai déjà fait hier, en tant que prof principale) mais le mien.

Huit semaines…

Deux mi-temps et quelques heures sup’.

Un emploi du temps de ministre.

Quatre demi-journées au collège. Quatre demi-journées au lycée.

Beaucoup de collègues.

Huit semaines à les côtoyer. A travailler avec eux.

Huit semaines et certains ne savent toujours pas comment je m’appelle.

Huit semaines et je ne me sens pas intégrée.

Le matin, je lance un « bonjour » avec le sourire, certains profs ne me répondent pas mais quand d’autres collègues arrivent, ils se font la bise ou se serrent la main.

Le midi, j’emmène mon repas et je mange rapidement, avant de rejoindre mon autre établissement, dans une petite salle, collée à celle des profs.

Ce midi, mon collègue de sciences arrive dans la petite salle. En voyant notre collègue d’Espagnol, il s’exclame : « Hé, si j’avais su que tu mangeais là, je serais venu manger avec toi… et heu… Kiara. » Non, allez, faites comme si je n’étais pas là!

Même mon collègue de maths, qui est arrivé après moi dans l’établissement est plus intégré que moi à l’équipe.

Mardi midi, ma collègue d’anglais et d’histoire-géo attendaient notre collègue de maths pour aller déjeuner. Visiblement, ils mangent à l’extérieur un mardi sur deux. On ne m’a jamais invitée.

Je les entends parler de leurs weekends, des invitations qu’ils se lancent, de leurs repas à l’extérieur.

J’ai l’impression d’être transparente.

Quand ma mère a été hospitalisée d’urgence, j’ai fondu en larmes dans la salle des profs. Je suis allée me réfugier aux toilettes. Personne ne m’a rien demandé. On a fait comme si on n’avait pas vu.

Par contre, quand « mes » élèves (ceux dont je suis prof principale) font une connerie, quand je dois leur transmettre un info, quand je dois rendre tel document avant telle date, là, on sait comment je m’appelle et où me trouver.

Je ne me sens pas à ma place.

Quand je fais des projets, prévois des rencontres avec des auteurs ou des professionnels, tout le monde s’en fiche.

Je ne suis pas intégrée à l’équipe.

Alors ça me fait rire jaune, quand mes collègues viennent s’inquiéter que tel ou tel élève n’est pas intégré, que quand même, les autres ne sont pas sympas avec lui, qu’il faudrait faire quelque chose…

J’ai l’impression d’être cet élève à qui personne ne parle, qui passe ses récrés dans un coin en attendant que ça sonne pour aller en cours…

C’était le petit blues de veille de congés…

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64 commentaires

  1. tu as raison de te poser des questions, leur comportement est vraiment incompréhensible..
    j’espère que ces vacances te feront du bien.;
    bisous ma jolie

    1. Heureusement que je m’entends très bien avec la « dame du CDI »!
      Les congés vont me faire du bien.
      Gros bisous Isa.

  2. Je ne comprends pas trop !
    La « melonite » aigüe de certains enseignants ?
    Tu dois être tombée dans un nid !
    Gros bisous d’Alsace pour vous deux et pour Mamoune !

    1. C’est surtout au lycée. Au collège ça va (à part la blondasse de la photocopieuse), mais j’y passe en coup de vent. J’ai l’impression d’être une tornade!
      Gros bisous à vous quatre (je transmets à Mamoune).

  3. J’ai l’impression que la cours d’école fonctionne aussi plein tube en salle des profs. Dire que quand on est grand on pense que certains comportements changent…

  4. pour ma part, je trouve cela honteux !!! et cela me désole pour toi car je ne sais que trop bien ce que c’est que d’arriver en terre inconnue et de rester l’inconnue de service ! j’ai toujours combattu cela lorsque je gérai ma boite de formation … en intégrant tout un chacun par un pot de bienvenue ! mais je sais que là où je suis aujourd’hui, J’ai du me faire reconnaitre aussi car « je faisais peur » par mon expérience et mes compétences mais aujourd’hui, je suis un maillon fort (sans me vanter) d’une équipe, je propose, j’aide … et j’accompagne les nouveaux entrants !
    plein de bisous à toi et mamoune 😉

    1. Merci Carolyne. Je transmets à Mamoune.
      Je suis arrivée au lycée en mars dernier. Mais je ne m’y sens toujours pas à ma place. Je me sens mieux au collège (où je suis moins souvent pourtant et où je suis arrivée en septembre). Je pense que certains profs sont là depuis longtemps et n’ont pas envie de changer leurs habitudes.
      Des bisous.

    1. Difficile à vivre, oui. J’essaie de m’intégrer, généralement ça se passe bien car je suis très sociable, mais là, je ne comprends pas… Et j’y suis jusqu’en juillet!
      Merci Fabymary.
      Gros bisous.

        1. Merci Fabymary.
          La rentrée s’est bien passée. Plusieurs collègues ont eu des soucis et l’équipe s’est un peu (re)soudée.
          On verra bien.
          Bisous.

  5. les vacances arrivent à point nommé… ça me fait mal pour toi une telle attitude. c’est vraiment dur de ne pas se sentir inclus dans un groupe, je te comprends. ce n’est pas cool du tout et je trouve ça déplorable. c’est dingue on fait des trucs d’intégration pour les 6ème, on fait attention aux élèves et bien sûr les cordonniers sont les plus mal chaussés ! décompresse pendant les vacances, courage à toi, nous on t’aime 😉 je pense bien à toi et à Mamoune. gros gros bisous

    1. Oh oui, les vacances vont être les bienvenues : je préfère mille fois travailler chez moi, à mon rythme et seule!
      Moi aussi je trouve ça déplorable. J’ai essayé de m’intégrer, ça ne marche pas, tant pis.
      comme dirait Namour : tant pis pour eux, ils ne savent pas ce qu’ils ratent!
      Gros bisous Thalie.
      Et merci.

  6. C’est parfois le cas des mi-temps…ils ont beaucoup de mal à être reconnus comme élément du groupe. Mais là , tes collègues font fort ! Triste pour toi… Profite des vacances pour les oublier un peu ! Bises

    1. Merci PetitGris. Les collègues du lycée sont un petit groupe compact… Malheureusement, avec mon mi-temps, je ne peux pas être très présente!
      Bises.
      Merci pour ton message.

  7. J’allais commenter sur FB quand tu as mis la publication de ton article. Je sais po quoi te dire pour te dire combien je te soutiens à part t’envoyer une flopée de cœurs…

  8. Tu payes sans doute le fait d’être à cheval sur 2 établissements. Tu n’es pas vraiment de chez eux !! L’an dernier, ma collègue avec qui je passe le plus de temps, récré commune oblige, a eu du mal je pense à voir partir celle dont j’ai pris le poste. pas ma faute pourtant. mais moi j’ai joué la naïve. j’ai foncé dans le tas. J’ai systématiquement questionné. je suis allée à tous les restos ou autres réunions en dehors de l’école. Cette année je sens qu’elle m’accepte mieux.
    la prochaine fois demande si tu peux te joindre à eux car tu as oublié ton repas ;))
    Pour tes pleurs, c’est moche…Moi ça m’arrive d’être gênée et de ne pas oser demander aux gens ce qui ne va pas de peur d’être indiscrète. c’est sans doute bête, finalement quand je lis ton ressenti.
    Bises et pensées pour mamoune

    1. Oui, je paie le fait d’être sur deux établissements. Je le vois encore plus après la rentrée de Novembre.
      Je me suis incrustée, mais quand je vois que ça ne marche pas, je laisse tomber. Par contre, avec d’autres collègues, ça va un peu mieux…
      Et à la rentrée, des collègues du collège m’ont demandé si j’allais mieux, etc. Ca fait plaisir!
      Mamoune aussi va mieux.
      Bises.

  9. il faut venir chez nous ma chère Kiara ; tous les collègues qui viennent définitivement ou sont de passage passent leur temps à nous dire à quel point on se sent bien chez nous, dans notre salle des profs, avec notre bonne entente et notre ambiance !!! tes collègues, ce sont des … ons !!! Viens, viens chez moi !!! bisous ( et ta maman ???? je pense bien à vous deux ! )

    1. Han, j’aimerais bien être ta collègue! On s’amuserait bien toutes les deux!
      Bon, ça va mieux depuis la rentrée!

      Et pour Mamoune aussi, ça va!

      Plein de bisous.

  10. Courage, Kiara…
    J’ai souvent du mal à m’intégrer, mais on ne m’ôtera pas de l’esprit que je fais assez d’efforts pour ça, et que les efforts doivent être à double sens. Quand il n’y a pas de retour, on ne peut rien y faire malheureusement. De plus, c’est quand même bien la moindre des choses d’accueillir une nouvelle venue, c’est déjà assez difficile de débarquer dans un nouvel endroit alors les autres peuvent faire un effort. Je ne sais que trop combien ça peut faire mal. Courage, courage, courage ! Tes collègues sont nazes.

    1. Oui, c’est ça : les efforts doivent être réciproques sinon ça ne fonctionnera jamais!
      Mes collègues sont un peu plus cool, sans doute le repos des vacances leur a fait du bien! 🙂

  11. Ca fait de la peine de lire ça quand même.
    J’ai une collègue qui était arrivée en même temps que moi il y a un an, elle était un peu comme ça, elle ne se sentait pas intégré (et ne l’était pas d’ailleurs), et moi qui me suis très très très vite très très très bien intégré, je la renvoyé à sa solitude, elle m’a dit plusieurs fois m’envier, ne pas comprendre… elle était bien plus âgé que moi et nous n’avions pas du tout le même cractère. Moi j’étais simplement heureuse de retravailler, de sortir de 2ans sans relations sociales, donc forcément j’étais à fond et j’ai sympathisé avec tout le monde très très vite, c’était un besoin quasi vital pour moi.
    Elle, elle se plaignait, ronchonnait et en prime était bébéte.
    Sans aller dans ces deux extrêmes, je pense que pour s’intégrer il faut vraiment faire des efforts car clairement les autres ont rarement envie d’en faire car tu comprends ils ont déjà leurs petits cercles alors pas besoin!
    Donc faut faire du petit forcing gentiement, rire, se marrer, de la bonne humeur, c’est THE solution je pense.
    Après un an dans ma boite tout le monde me dit souvent que tout le monde m’adore, quand je pars une semaine en vacs on me dit que j’ai trop manqué, que c’était triste sans moi, comme si j’étais parti 6mois… et ce même ceux qui étaient les plus « froids » au début (il y en a bien eu qui m’on regardé de travers plusieurs mois sans m’adresser la parole, et pourtant aujourd’hui je suis super proche de l’un d’eux, comme quoi (mais il m’enervait au début, j’ai crou lui renter dans le lard en lui demandant ce que c’était son probleme).
    Dans tous les cas, repose toi bien et courage.

    1. Je suis arrivée dans le lycée en mars dernier. Je me sentais davantage intégrée l’an dernier que cette année! Mais j’ai compris pourquoi : avant j’avais plus d’heures dans cet établissement. Là je suis partagée à part égale entre le collège et le lycée donc je passe en coup de vent!
      J’ai aussi discuté avec un collègue du collège qui a travaillé au lycée pendant de nombreuses années avant d’être, comme moi, à cheval sur les deux établissements. Il l’a mal vécu et a demandé à ne plus travaillé qu’au collège. Il m’a dit que ce n’était pas moi le problème, mais les profs du lycée qui forment un petit « clan ». Depuis que j’ai discuté avec lui, je me sens bien mieux au collège et je me fiche de ne pas être intégrée au lycée : ils ne savent pas ce qu’ils perdent! 😉

  12. Cela ne fait pas honneur aux enseignants !!! Je trouve cela vraiment navrant.
    Tu bosses dans 2 collèges c’est pourtant un plus…
    Il n’y a plus de cohésion, cela est vraiment minable
    Courage ma belle
    Bisous

    1. Merci Sylvie.
      Depuis la rentrée ça va un peu mieux. Je pense qu’on était tous un peu à cran et énervés avant les vacances. Là, on a des projets ensemble, c’est plus intéressant.
      Des bisous.

  13. visiblement même combat en cours de récré et en salle des profs… l’est où l’exemple? Profite bien de tes vacances!!

    1. J’ai bien « profité » : j’ai bossé comme une forcenée! Mais chez moi, sans élèves ni collègues, quel luxe!
      Des bisous Linotte.

  14. Je me revois a travers ton texte dans un poste que j’ai occupé il y a un an. Mon contrat avait commencé début novembre et dès le début j’ai été mise sur la touche. Même l’autre intérimaire était intégrée et on lui proposait de « venir fêter le départ de machine au resto ». Elles en parlaient super fort histoire que j’entende. Quand je parlais elle faisait semblant de ne pas m’entendre. Pour la fête de fin d’année de la boîte elles se sont arrangées pour faire du covoiturage toute ensemble sans me proposer. J’ai préféré ne pas aller au resto du coup pas envie de me faire chier une soirée entière.
    Au final un jour LeMale m’a fait une petite réflexion a laquelle j’aurais rigolé habituellement et renchéris dans la bêtise et là ma réaction a été de faire la gueule et de le bouder pendant 4h jusqu’à ce qu’il s’excuse.
    LeMale et moi on a su à ce moment là qu’il fallait pas que je continue sur ce poste.Je suis allée voir ma boîte intérim puis mes chefs (connasses de chefs qui ont pas aidées dans l’intégration en me filant que la daube alors qu’en entretien elles m’avaient dit que je ferais de tout… bref)

    Je sais qu’elles se sont pris une rafale une fois que je suis partie (enfin les chefs avaient prévues une réunion, je ne sais pas ce qui s’y ait dit!) Et en même temps je m’en fous qu’elle se voit fait engueuler.

    Le pire coup qu’une d’entre elle m’a fait ? Un matin la disposition du bureau avait changé de place. Une d’entre elle se plaignait d’avoir une chaise pourrie. Elle s’en ait plaint toute la matinée (en plus elle avait une grande gueule donc on était obligé de l’entendre…)
    A midi quand je remonte de ma pause déjeuner je m’assois et manque de me casser la gueule… La fille avait préféré me mettre à moi la chaise pourrie plutôt que de la mettre à une place vide avec un mot « chaise cassée ». (Bon je parle pas du peu de formation avec lequel j’ai du me démerder pour connaitre un logiciel hyper complexe…)

    Mon contrat s’est terminé en février (oui oui j’ai tenu 3mois et demi !) d’ailleurs il y a peut-être des articles qui en parlent sur mon blog… Ma première réaction ça a été de partir en Anjou dans la famille changer d’air. J’en avais plus que besoin.

    Et puis là je viens de finir un contrat dans la mairie de ma ville (deux mi-temps dans deux services différents comme toi :p ) par contre dans les deux services intégration au top dès le début…

    Dire que j’en étais venue à me demander si ça venait de moi… Aujourd’hui je sais que non. Ça vient seulement d’elles…

    Je t’envoie beaucoup beaucoup beaucoup de courage…

    1. Hé bien, quelle expérience! Ca ne venait pas de toi, mais d’elles, en effet. Et ce qui est difficile, comme tu le fais remarquer, c’est que ça nous affecte dans notre vie personnelle. Le travail est quand même une partie importante de notre vie!
      Ah, se ressourcer en Anjou : moi aussi je fais ça! 🙂
      Au collège ça se passe très bien, même si je n’y mange jamais. Alors qu’au lycée où je passe plus de temps, c’est encore froid et parfois tendu. C’est à n’ty rien y comprendre!
      Des bisous.

  15. Quand tu vois déjà que la politesse de base (répondre à « bonjour », c’est le minimum non ?) n’est pas respectée, faut pas se poser de questions… moi je le prendrais en me disant qu’ils ne savent pas ce qu’ils perdent et qu’ils n’en valent pas la peine. Courage ma poulette, et des bisous à Mamoune, j’espère que toutes les deux vous allez aussi bien que possible.

    1. Merci Memy.
      Ce ne vient pas de moi, j’en ai eu la confirmation avant les congés (discussion avec un collègue du collège qui bossait avant au lycée) et au retour.
      Mamoune va mieux. elle commencera très bientôt un nouveau traitement.
      Gros bisous.

  16. Vraiment pas agréable quand on se retrouve dans ce genre de situation… J’ai l’impression d’avoir mis plus de 6 mois à me sentir à peu près bien dans ma nouvelle entreprise, mais pas encore complètement tout à fait intégrée.
    Pas de recette miracle, surtout si tu es sociable à la base, mais tu peux toujours essayer de proposer un restau à midi, ou demander innocemment où ils partent quand tu les voient faire…
    Bon courage à toi.

    1. Merci Kimie.
      J’applique déjà tout ça. Mais je ne vois pas quoi ajouter sans paraître lourde…
      Bon, c’est pas grave, je vis ma vie…
      Bises.

  17. Oh la vache comment c’est pas glop du tout !
    Sans déconner, qu’on soit titulaire, TZR, contractuel ou vacataire on fait quand même le même métier et quand on est amenés à passer au moins un an ensemble dans un étab. ben la moindre des chose est d’intégrer les néo-arrivants dans l’école ! Non mais merde et après on nous parle de cohésion des équipes éducatives, d’intégration des gamins, et le mal-être des profs qui, comme tu le vis ne sont pas intégrés ? Se prendre des vents lorsqu’on salue les collègues le matin y’a rien qui refroidit plus que ça !
    On demande pas aux collègues de nous claquer la bise direct ni de nous inviter à manger de suite chez eux, mais un minimum syndical c’est pas la mort !

    De mon côté aucun soucy, collègues choupis, juste me suis pris un ou deux vents avec des collègues de sciences qui discutaient devant les ordis et font pas gaffe quand on leur parle, mais ça les empêche pas ensuite de se comporter « normalement » !
    Comment veux-tu que ça se passe bien, et qu’on déprime pas quand on vit une situation comme la tienne ! Tu es une super prof, tu t’étais battue et démenée pour un projet tombé à l’eau, tu bosses 24h/24h quasi et en retour : rien !

    Courage Kiara, on aura 15 jours pour souffler !

  18. Je suis d’accord avec Namour : « Ils ne savent pas ce qu’ils ratent » et surtout qui ils ratent !!!
    Allez… les vacances vont te permettre de te poser un peu…
    Plein de bises.

  19. Coucou !
    Que je comprends ton mal-être, je suis instit, j’ai ce qu’on appelle chez nous « 4 quarts temps c’est à dire que je complète des instits qui travaillent à 80% … donc 4 jours, 4 classes … dont une école dans laquelle je suis 2 jours mais où je complète 2 personnes différentes. Déjà, je suis LA remplaçante… l’ambiance est pourrie, on n’a aucune info, et je suis inspectée à la rentrée de la Toussaint … C’est horrible !
    Si tu veux lire mon désespoir –> http://eilema4.overblog.com/

    Biz

  20. Aie ça craint!! Moi je te découvre petit a petit a travers ton blog, ils manquent juste de sensibilité! Et je trouve ça aberrant qu’on parle d’un élève qui ne s’intègre pas alors qu’eux ne font rien pour te mettre a l’aise! Courage! Courage!!

    Xoxo

    Anne-C

  21. courage ! je suis une discrète, je lance aussi parfois (souvent) des bonjours qui restent sans réponse en salle des profs, mais petit à petit je finis par nouer des liens avec des collègues sympa et sincères et ça fait du bien,
    à n’en pas douter tu en rencontreras aussi 🙂

  22. Je comprends totalement ce que tu ressens ! J’ai été non pas prof, mais AVS pendant 7 mois dans un collège et j’étais bien transparente ! Les profs veulent transmettre des valeurs aux élèves mais ils ne sont même pas capables de se les appliquer à eux mêmes !!

    Mais courage, essaie de t’imposer quitte à paraître directe avec eux, en proposant de les accompagner à leur repas du midi à l’extérieur par exemple !

    Bonnes vacances et bisous !

    Emilie (étudiante à l’IUFM qui espère que ça se passera mieux :p)

    1. Être AVS, c’est difficile. Une place difficile à trouver, tant auprès des élèves que des profs. Dans le collège où je travaillais avant, les AVS avaient leur propre bureau, comme la salle des profs. C’était dommage car on ne se mêlait pas. Dans le collège où je travaille actuellement, ça se passe bien.
      Le problème des repas, c’est que le midi, je cours du lycée au collège, je suis toujours entre les deux établissements : pas facile de me poser pour manger!
      Je te rassure : il y a des établissements où on se sent immédiatement intégré!

  23. Je comprends. Dis-toi que ça arrivera l’heure des rendez-vous, des discussions… mais comme c’est dommage que tes collègues ne sachent pas partager alors qu’ils ont dû passer par là !

    1. Oui, c’est ça : on passe tous par là à un moment ou à un autre! Alors c’est dommage.
      Mais là, depuis la rentrée de Novembre, ça va mieux. 🙂

  24. C’est normal! Tu es nouvelle, et a mi-tps.
    Les profs st pas mieux – pas pire que les autres… Et puis le fait que tu dises bonjour avec le sourire le matin n’est (malheureusement) pas un coup de baguette magique!
    Relativise, t’es sur une course de fond, pas sur un sprint.
    Prd ton mal en patience, ça devrais se faire.
    Courage!

    1. J’aime beaucoup l’image de la course de fond! T’es sportif?
      Je ne suis pas nouvelle au lycée : j’y ai travaillé trois mois l’an dernier. Et je m’y sentais plus à ma place que cette année! Quant au collège : là je suis nouvelle mais on vient davantage vers moi… Je crois que chaque établissement est différent. On ne peut pas se sentir bien partout.
      Enfin, les congés m’ont fait du bien : pas de collègues, pas d’élèves. Travailler à la maison : le bonheur!

  25. On a les mêmes collègues, c’est pas possible!!!! Tout pareil… gens qui m’ignorent, pas bonjour, ne me proposent jamais d’aller langer avec eux, récré à attendre la sonnerie.
    Triste mentalité dans l’EN…
    😦

    1. Comme moi tu es dans deux établissements en plus. Je trouve que c’est encore plus dur de trouver sa place.
      Je te souhaite bon courage.

  26. Je suis titulaire, j’ai mon poste dans bahut1, mais il me manque des heures, donc j’ai un complément de 6h dans bahut2.
    J’ai été super bien accueillie et intégrée dans bahut2, les collègues d’anglais sont super, je commence à connaître d’autres collègues – c’est dur, je ne suis là que deux demi-journées, mais ça vient petit à petit.
    Dans bahut1, tout le monde et surtout le coordo m’ont bien fait comprendre que j’étais la dernière arrivée, que c’était normal que je n’ai pas de salle (je change 6 fois de salle pour 12h!!!), pas de matos (j’ai râlé, j’en ai fait acheté!), je ne suis jamais au courant de rien, personne ne me parle à part deux autres profs nouvelles et deux profs plus âgés sympas. Je passe mes récrés seule la plupart du temps… j’adore…

  27. Moi je suis AVS dans deux écoles, et je suis réservée de nature. L’an dernier j’étais stagiaire IUFM, avec un stage filé. Donc j’étais bien intégrée dans la maternelle de ZEP où je bossais, c’était super sympa !
    Là, repasser AVS (je l’ai déjà été avant IUFM et j’étais plutôt bine intégrée), ça a été dur. Je n’arrivais pas à trouver ma place. Dans une des deux écoles, ça va. Je fais les siestes, je papote avec les ATSEM, j’ai accompagné à la piscine donc les parents me connaissent.
    Dans l’autre je m’isole de plus en plus. J’ai noué un contact avec une maman d’élève qui accompagne parfois, on a un peu le même parcours. Je parlais avec deux enseignantes jeunes, mais plus ça va, plus je suis transparente.
    J’ai eu des soucis de santé/familiaux/moral, donc à une période je me suis volontairement isolée, et je pensais démissionner (car en prime ça se passait mal avec les gamins). Mauvaise idée…
    Je ne sais pas si c’est mon attitude qui fait que j’ai du mal à me sentir à l’aise dans cette école, où si il n’y a pas une partie des collègues. AVS, statut super bâtard, même si on sort de l’IUFM et qu’on prépare les oraux (ce qui bloque certaines collègues d’ailleurs, qui pensent qu’on juge ou « vole » leur travail ! Quand une m’a dit çà, je suis restée sur le cul).

    Bref, même si le matin je me dis « souris, le monde te sourira », je suis contente quand sonne la fin de la classe.

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