Ce célèbre début de roman* pour vous annoncer que je vais vous parler de mon odorat. Ce sens est très sensible chez moi. Comme dirait Namour, qui est aussi pouet poète à ses heures : « Tu sentirais le pet d’une mouche ».

En classe, si un élève lâche un pet, je suis la première à le sentir. Je retiens le « cékikapété? » qui me brûle les lèvres (et que l’un d’entre eux sortira de toute façon) et fais celle qui n’a rien senti. Certaines fois, c’est dur de ne pas tomber dans les pommes, surtout quand on a des pétomanes dans le lot! 
Dans le bus ou le métro, je descends parfois un arrêt avant le mien si le mélange d’odeurs se fait trop dérangeant. Nauséeuse, je préfère terminer ma route à pieds pour respirer. Une pauvre mamie qui avait abusé du Chanel n°5 (je n’ai jamais pu le piffrer celui-là) a bien failli en faire les frais. Et je ne parle pas des poivrots qui sentent l’alcool à 8h (du matin, oui).
Dans les parfumeries, je n’entre pas. Ou alors uniquement si je sais ce que je veux et qu’il n’y a pas la queue à la caisse. Je prends une bonne inspiration, pénètre dans l’antre du parfum, me dirige vers le produit, le prends, le paie et sors. Il ne faut pas qu’une vendeuse zélée me demande si j’ai besoin d’aide ou si je veux essayer tel ou tel produit ou, pire, si je veux être parfumée. Mon estomac fait alors des remous.

Mais dans la vie quotidienne, des odeurs fortes (comme le poisson) ne me rendent pas malades (et me donnent faim) alors que des produits de consommation courante peuvent me donner la nausée.

Récemment, j’ai acheté un gel douche gommant à la mangue pour Namour. J’aime beaucoup la mangue. D’habitude. Parce que là, rien qu’à l’ouverture du pot (oui, j’avoue que j’ai voulu utiliser le gel douche de Namour. Mais c’était juste parce que le mien était vide), j’ai eu la nausée. Bien fait, je n’emprunterai plus les affaires de Namour.

Nous avions acheté le même jour un produit vaisselle qui respectait la planète mais pas mon nez… A peine avais-je versé le produit sur mon éponge et commencé à nettoyer une assiette que la désagréable sensation d’estomac en souffrance se faisait sentir. Ai-je abandonné sur le champ la tâche ménagère qui m’incombait? J’ai bien failli, oui. Mais j’ai tenu le coup! Pourtant, je tenais l’excuse en or : « Nan, mais j’peux pô faire la vaisselle Namour, ça me rend malade!« 

Et je ne vous parle même pas du produit pour nettoyer les toilettes. Même dans la cuvette, la vague bleue marine me donne la gerbe.

Je ne m’étendrai pas non plus sur le café du matin de Namour suivi de son horrible clope….

Je sens que la prochaine fois qu’on fait les courses, je vais ouvrir tous les flacons pour les renifler. Ou alors, j’achète un pince-nez.

Quant à vous, êtes-vous aussi dérangés par certaines odeurs?

* Avez-vous reconnu le roman duquel est tirée ce célèbre « Doukipudonktan« ?

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