Comment faire aimer la lecture à ses enfants?

     Mais non, je ne vais pas vous parler de notre président (rhô, j’en connais qui vont avoir des problèmes…) mais de littérature jeunesse!

     Aujourd’hui, c’est vendredi. Et le vendredi, c’est… mais non, pas ravioli! Ce sont les Vendredis intellos de Mme Déjantée. Et je fais donc une pause dans mes balades bretonnes…

 

Vendredis intellos

     Le principe : chaque vendredi, on peut proposer sur son blog un extrait de roman, d’essai, d’article de journal sur le thème de l’enfance (vaste thème) et on en parle…

 

     Aujourd’hui, je me pose la question : comment faire aimer la lecture à ses enfants?

 

     En tant que prof de français, j’ai essayé de trouver une solution pour faire aimer la lecture à mes élèves. Au début, je proposais des listes effrayantes de livres à mes petits sixièmes traumatisés… Alors, je me suis dis qu’en réduisant la liste à quelques lives et BD qui leurs parlent d’eux, ça pourrait fonctionner.

     C’est pourquoi aujourd’hui, je vais vous parler du Petit Nicolas, un des premiers livres lus par la petite Kiara quand elle a compris que des mots à la suite faisaient des phrases et que des phrases faisaient des histoires…

 

     C’est un livre conçu pour les enfants que j’ai lu en primaire mais que je conseille à mes élèves de sixième qui ont de grosses lacunes en lecture car il n’y a pas de difficulté de vocabulaire ni de compréhension, le langage étant celui d’un enfant et les thèmes, ceux de l’enfance (d’où ma participation aux Vendredis intellos de Mme Déjantée).

 

 

     Le Petit Nicolas est un personnage imaginé par René Goscinny et illustré par Jean-Jacques Sempé en 1959.

 

Petit-Nicolas.jpg

 

     Le livre est composé de petites histoires racontées par le personnage principal, un petit garçon de six ou sept ans, Nicolas.

     Nicolas vit en ville (peut-être Paris), dans les années 50. Il évoque ses camarades d’école Alceste, Rufus, Clotaire, Eudes, Geoffroy, Joachim, Agnan et Maixent, leurs disputes, ses camarades féminines, les amourettes d’écoliers…

     Il parle aussi des adultes qu’il côtoie à l’école : la maîtresse, le directeur de l’école, M. Dubon alias le Bouillon, M. Mouchabière, un autre surveillant de l’école et Melle Vanderblergue, la professeur de chant, l’inspecteur, le ministre.

      Nicolas porte aussi un regard sur sa famille et leurs disputes : ses parents (sa mère au foyer, son père qui travaille dans un bureau pour M. Moucheboume et se plaint souvent de son travail), sa Mémé, Tonton Eugène, Tante Dorothée, ses cousins et cousines, ses tantes (les sœurs de sa mère), ses voisins (Marie-Edwige, M. Blédurt, M. Compani), etc.

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     Ce qui me plaisait, quand j’étais gamine, c’était que les histoires étaient toutes illustrées par un dessin tout simple, fait d’un trait de crayon.

     J’aimais aussi beaucoup les personnages, dans lesquels je retrouvais mes camarades de classe, les bêtises qu’ils faisaient, et que je vivais par procuration.

Petit-Nicolas-flaque.jpg

     Le Petit Nicolas, c’est l’enfance de ma mère, la mienne aussi. Et sans doute la vôtre. C’est pour moi l’ancêtre de Titeuf, qui a aussi un regard d’enfant sur ses camarades et les adultes.

 

     C’est un univers assez éloigné des cours d’école actuelles, la violence est absente, les querelles sont bon enfant, les disputes se résolvent sans haine. Mais le Petit Nicolas (et toutes les albums qui ont suivi), c’est l’innocence de l’enfance et chaque relecture me replonge dans cet univers merveilleux.

     

 

Pour vous mettre l’eau à la bouche, voici quatre extraits :

 

« Tous les ans, c’est-à-dire le dernier et l’autre, parce qu’avant c’est trop vieux et je ne me rappelle pas, Papa et Maman se disputent beaucoup pour savoir où aller en vacances, et puis Maman se met à pleurer et elle dit qu’elle va aller chez sa maman, et moi je pleure aussi parce que j’aime bien Mémé, mais chez elle il n’y a pas de plage, et à la fin on va où veut Maman et ce n’est pas chez Mémé. »

Les Vacances du Petit Nicolas.

 

« – T’es un menteur, j’ai dit à Geoffroy.

– Répète un peu, m’a répondu Geoffroy.

– T’es un menteur, je lui ai répété.

– Ah ! oui ? il m’a demandé.

– Oui, je lui ai répondu, et la cloche a sonné la fin de la récré.

– Bon, a dit Geoffroy pendant que nous nous mettions en rang, à la prochaine récré, on se bat.

D’accord, je lui ai dit ; parce que moi, ce genre de choses, il ne faut pas me le dire deux fois, c’est vrai quoi, à la fin. »

Les Récrés du Petit Nicolas

 

« Et puis Eudes s’est approché de Clotaire, et hop ! il lui a pris le timbre.
– Moi aussi, je vais commencer une collection ! a crié Eudes en rigolant.

Et il s’est mis à courir. Clotaire, lui, il ne rigolait pas, et il courait après Eudes en lui criant de lui rendre son timbre, espèce de voleur. Alors Eudes, sans s’arrêter, il a léché le timbre et il se l’est collé sur le front.

– Hé, les gars ! a crié Eudes. Regardez ! Je suis une lettre par avion !
Et Eudes a ouvert les bras et il s’est mis à courir en faisant: « Vraom, vraom », mais Clotaire a réussi à lui faire un croche-pied, et Eudes est tombé, et ils ont commencé à se battre drôlement… »

Le Petit Nicolas et les Copains

 

« Clotaire nous a dit que lui, il aimerait bien être pompier, à cause du camion rouge et du casque ; ça, ça m’a étonné, parce que je croyais que Clotaire voulait être coureur cycliste ; il a un vélo jaune et il s’entraîne depuis longtemps pour faire le Tour de France.

– Bien sûr, m’a dit Clotaire, mais il n’y a pas tout le temps des courses. Je serai pompier entre les épreuves.

Joachim, lui, préférait être capitaine d’un bateau de guerre. On fait de chouettes voyages et on a un uniforme avec une casquette et des tas de galons partout.

– Et puis, nous a dit Joachim, chaque fois que je reviendrais à la maison, mes parents seraient drôlement fiers et ils feraient un banquet en mon honneur.

– Et toi, qu’est-ce que tu feras? j’ai demandé à Alceste.

– Moi, j’irai au banquet de Joachim, m’a répondu Alceste. »

Ce que nous ferons plus tard

Vous l’avez lu?

Ca vous a plu?

Ca vous donne envie de le lire?  

 

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10 commentaires

  1. J’ai adoré le Petit Nicolas lorsque j’étais enfant. Mais je dois dire que j’aimais déjà beaucoup lire . Pour l’instant , mes enfants sont plus lecteurs de BD que de livres. Quoique notre fille commence à accrocher aux livres des éditions Mic Mac, ainsi que les livres d’enquete au editions Actes Sud. Pour le moment elle a plongé dans « Les orangers de Versailles » d’Annie Pietri paru chez Bayard jeunesse

  2. Il y a des enfants qui ne lisent même pas de BD. C’est dommage car c’est une façon de s’évader. Et ça conduit parfois à la lecture de livres. Le Petit Nicolas a l’avantage d’être composé de petites histoires indémodables et de dessins tout simples. Je pense que tu pourras transmettre ton amour pour ce livre à tes enfants…

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